Point d’attention : cet article abordera la mort – notamment le suicide. Donc, peut-être mieux vaut arrêter la lecture ici, et la reprendre dans des meilleurs conditions. Avec un thé et un brownie vegan par exemple. Ou carrément jamais, ce n’est pas très grave. Je parlerai aussi d’athéisme.
Rage du carnage
Des laissé·e·s pour contre
Qui laissent leur plumage et leurs rêves sur le carrelage
*
Rage du chantage
Des nantis biens pensants
Qui fait barrage aux espoirs, aux possibles, au voyage
*
Rage du broyage
De nos corps aliénés
Qui nous agenouille dans l’ombrage invisible du mirage
*
Rage de l’abattage
De nos droits à la vie
Qui nous prend en otage entre gazage et servage
*
Alors,
On s’engage
On casse la cage
On fend le voilage
On rend hommage à nos ainé·e·s pas si sages
*
Un voyage sans retour
Un mariage de lutte
Un orage d’été
Une majestueuse fête
*
Vers l’abordage d’un nouveau rivage.
Un semi-échec
Ça l’air simple, vu comme ça. On se met en grève, et pouf, augmentation de salaires !
Bah, non, en fait.
J’ai écrit plus haut que certains des sites de ma boite ont fait grève pendant une dizaine de jours pour au final obtenir une augmentation de 2,8 % pour toute la boite. Si on fait les comptes, l’augmentation couvrira les pertes liées à la grève qu’au bout d’un an. Et 2,8 %, c’est tout juste l’inflation de 2021 !
Alors, pourquoi ce semi-échec ?
Avant propos
Tout ce qui suit est tiré de ma toute jeune expérience syndicale (de 1 an et des poussières), que je souhaite quand même partager. Car je pense que c’est important de démythifier les syndicats. Donc, forcément, mes analyses peuvent être limitées et mes points de vue biaisés.
Il est plus facile
De laisser les mots flotter
Que de les écrire
J’ai beaucoup de mal à me concentrer en ce moment.
Ma mémoire fuit avec les mots.
J’ai travaillé sur un univers solar punk, sans arriver à en dégager une histoire. Puis j’ai commencé une nouvelle, mais chaque lettre s’écrit dans la sueur et le sang.
Je ne désespère pas. Même si tout est encore confus, l’écriture trouvera bien son chemin.
Dans mon bilan des lectures 2021, j’ai abordé très rapidement les comics Batman, et leur représentation des femmes. J’aurai aimé ajouter « minorités de genre » mais les personnes LGBTI sont quasiment absentes de l’univers DC (oui, je sais, il y a des personnages LGBTI, sauf que j’en ai pas encore beaucoup croisé, à part Batwoman, Montoya et Constantine).
Pour appuyer mes propos, rien ne vaut un exemple concret : « Batman Silence » de Jeph Loeb et Jim Lee, un comic que j’ai emprunté très récemment.
La brume tournoie
Et recouvre mes pensées
De givre argentée
Trigger warning : les livres dont je vais discuter ici peuvent parler de violences sexuelles et physiques ou psychologiques, ainsi que de suicide. Mieux vaut le savoir avant de continuer.
J’ai déjà raconté à quel point la lecture est une compagne précieuse dans ma vie, qui m’accompagne dans les moments de mélancolie et m’aide à avancer. Les livres me construisent, me bousculent, me bercent.
Le temps est pareil à une brume argentée : insaisissable, il rend les événements ouatés et lointains. On ne voit rien à plus d’un mètre, alors on avance, un pas devant l’autre. Et puis un jour, le voile se lève et on découvre, étonnée, toute la distance parcourue.
Alors, que dire de 2021 ?
La partie 1 se trouve ici. Ici, on parlera de luttes.
Le temps est pareil à une brume argentée : insaisissable, il rend les événements ouatés et lointains. On ne voit rien à plus d’un mètre, alors on avance, un pas devant l’autre. Et puis un jour, le voile se lève et on découvre, étonnée, toute la distance parcourue.
Alors, que dire de 2021 ?