Catégorie : Poèmes Page 1 of 5

Haïku de la nuit 51

Gouvernement sourd

Faut-il brûler l’Élysée

Pour être écouté·e·s ?

Colère

Un matin, à l’heure où s’estompent les peurs
J’ai ouvert la plaie près de mon cœur
Et écarté la chair de ma poitrine

J’en ai tiré un fil de colère
Trempé dans l’amer aux reflets bleus-gris
Il colle à mes doigts, il colle à mes nerfs,
Il engourdit ma rage dans les entrelacs
Poisseux de pensées ressassées

Je pourrai le couper d’une lame de rasoir
Ce fil qui me rattache aux Moires
Je décide d’en filer une pelote de laine
Ressortir le rouet construit par d’autres
Passé de mains en mains incognito

Je saisis les aiguilles de ma grand-mère
Et de cette pelote de haine tricote un paysage fleuri
Je mêle mon fil à la tapisserie commune

des brisées de ce monde


Transformant l’amer en beauté
La colère en luttes
Les peurs en patchwork de joies bigarrées

Haïku de la nuit 50

Il est difficile

D’écrire un beau haïku

Et pourtant j’essaie

Haïku de la nuit 49

D’un doux bruissement

La pluie lessive mon cœur

De peurs asséchées

Haïku de la nuit 48

Les bocages verts

Regorgent de rouges-gorges

Et de mûres noires

Haïku de la nuit 47

Sous le ciel doré

Les étoiles vont se coucher

Montagnes d’été

Un de mes plus beaux souvenirs : un lever de soleil dans le Vercors, une tasse de thé à la main, après une nuit froide sous la tente de bivouac.

Notes : je prévois une pause sur le mois d’août. Bel été 🙂

Haïku de la nuit 46

Au creux du vallon

Lézardent au bord de l’eau

Les maisons dorées

Haïku de la nuit 45

J’ai les mains tremblantes

D’une colère sans nom

Me bouffant les nerfs

Pas toujours facile de gérer la colère face aux violences et injustices de ce monde.

Heureusement, on ne sent plus seule quand on a la partage avec d’autres pour créer de la lumière.

Haïku de la nuit 44

Pour ne pas sombrer

Je m’accroche aux branches du

Camélia en fleur

Un nouveau rivage

Rage du carnage

Des laissé·e·s pour contre

Qui laissent leur plumage et leurs rêves sur le carrelage

*

Rage du chantage

Des nantis biens pensants

Qui fait barrage aux espoirs, aux possibles, au voyage

*

Rage du broyage

De nos corps aliénés

Qui nous agenouille dans l’ombrage invisible du mirage

*

Rage de l’abattage

De nos droits à la vie

Qui nous prend en otage entre gazage et servage

*

Alors,

On s’engage

On casse la cage

On fend le voilage

On rend hommage à nos ainé·e·s pas si sages

*

Un voyage sans retour

Un mariage de lutte

Un orage d’été

Une majestueuse fête

*

Vers l’abordage d’un nouveau rivage.

Page 1 of 5

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén