Haïku de la nuit 45

J’ai les mains tremblantes

D’une colère sans nom

Me bouffant les nerfs

Pas toujours facile de gérer la colère face aux violences et injustices de ce monde.

Heureusement, on ne sent plus seule quand on a la partage avec d’autres pour créer de la lumière.

Comment être un bon allié féministe ? 2

Dans cet article, je rappelais que pour être un bon allié féministe il fallait en premier lieu arrêter d’agresser des femmes (et maintenant, j’ajouterai les autres minorités de genre).

Comme je suis gentille, voilà un deuxième conseil pour être un bon allié féministe : arrêtez de soutenir vos potes agresseurs dans leur stratégie d’agresseur.

Pour de vrai.

Arrêtez de lui trouvez des excuses.

Arrêtez de le plaindre.

Arrêtez de vous référer à sa santé mentale déclinante depuis que sa victime a trouvé le courage de sauver sa vie à elle.

Arrêtez de vouloir le réintégrer dans les cercles sociaux qui l’ont chassé.

Arrêtez de vous référer à ce type devant ses victimes.

En bref, arrêtez de préférer la douce garantie d’un cercle social solidaro-viriliste à la vie de femmes et de minorités de genre qui ont été bousillées.

Si vous ne stoppez pas votre solidarité viriliste envers les agresseurs qui vous sont proches, vous faites partie du problème.

Je ne dis pas que c’est facile. Je dis juste que c’est nécessaire.

Oh, vous pouvez remplacer « pote » par membre de votre famille. Ça marche aussi.

Post-scriptum :

A force de croiser des personnes très au fait des théories féministes mais qui l’utilisent pour tisser leur emprise sur des femmes ou qui ne voient pas l’incohérence à soutenir des agresseurs plutôt que leurs victimes, j’aimerai rappeler ce qu’écrivaient Paola Tabet et Nicole-Claude Mathieu quarante ans auparavant: le patriarcat s’appuie (entre autres) sur l’ignorance des femmes et autres minorités de genre sur comment les hommes imposent leur domination. Les théories féministes permettent aux femmes et autres minorités de genre de comprendre les mécanismes du patriarcat et de s’armer contre. Les dominants n’en ont pas besoin. Beaucoup savent très bien comment ça marche.

Pour aller plus loin

Haïku de la nuit 44

Pour ne pas sombrer

Je m’accroche aux branches du

Camélia en fleur

Éthique des données

Point d’attention : cet article abordera la mort – notamment le suicide. Donc, peut-être mieux vaut arrêter la lecture ici, et la reprendre dans des meilleurs conditions. Avec un thé et un brownie vegan par exemple. Ou carrément jamais, ce n’est pas très grave. Je parlerai aussi d’athéisme.

Un nouveau rivage

Rage du carnage

Des laissé·e·s pour contre

Qui laissent leur plumage et leurs rêves sur le carrelage

*

Rage du chantage

Des nantis biens pensants

Qui fait barrage aux espoirs, aux possibles, au voyage

*

Rage du broyage

De nos corps aliénés

Qui nous agenouille dans l’ombrage invisible du mirage

*

Rage de l’abattage

De nos droits à la vie

Qui nous prend en otage entre gazage et servage

*

Alors,

On s’engage

On casse la cage

On fend le voilage

On rend hommage à nos ainé·e·s pas si sages

*

Un voyage sans retour

Un mariage de lutte

Un orage d’été

Une majestueuse fête

*

Vers l’abordage d’un nouveau rivage.

Échos de grève. Partie 2 : semi échec, organisation et révolution

Un semi-échec

Ça l’air simple, vu comme ça. On se met en grève, et pouf, augmentation de salaires !

Bah, non, en fait.

J’ai écrit plus haut que certains des sites de ma boite ont fait grève pendant une dizaine de jours pour au final obtenir une augmentation de 2,8 % pour toute la boite. Si on fait les comptes, l’augmentation couvrira les pertes liées à la grève qu’au bout d’un an. Et 2,8 %, c’est tout juste l’inflation de 2021 !

Alors, pourquoi ce semi-échec ?

Échos de grève. Partie 1 : la grève, ça marche

Avant propos

Tout ce qui suit est tiré de ma toute jeune expérience syndicale (de 1 an et des poussières), que je souhaite quand même partager. Car je pense que c’est important de démythifier les syndicats. Donc, forcément, mes analyses peuvent être limitées et mes points de vue biaisés.

Haïku de la nuit 43

Il est plus facile

De laisser les mots flotter

Que de les écrire

J’ai beaucoup de mal à me concentrer en ce moment.

Ma mémoire fuit avec les mots.

J’ai travaillé sur un univers solar punk, sans arriver à en dégager une histoire. Puis j’ai commencé une nouvelle, mais chaque lettre s’écrit dans la sueur et le sang.

Je ne désespère pas. Même si tout est encore confus, l’écriture trouvera bien son chemin.

Des tétons et des bastons

Dans mon bilan des lectures 2021, j’ai abordé très rapidement les comics Batman, et leur représentation des femmes. J’aurai aimé ajouter « minorités de genre » mais les personnes LGBTI sont quasiment absentes de l’univers DC (oui, je sais, il y a des personnages LGBTI, sauf que j’en ai pas encore beaucoup croisé, à part Batwoman, Montoya et Constantine).

Pour appuyer mes propos, rien ne vaut un exemple concret : « Batman Silence » de Jeph Loeb et Jim Lee, un comic que j’ai emprunté très récemment.

Haïku de la nuit 42

La brume tournoie

Et recouvre mes pensées

De givre argentée

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