Accrochée aux pieds
La fatigue telle une ancre
Au fond de la mer
Déjà, arrêtez d’agresser et de violer.
Vous pourriez être un type sympa, qui connaît sur le bout des doigts ses privilèges et les mécanismes de domination.
Vous pourriez être engagé dans une association féministe.
Vous pourriez être un grand défenseur de vos camarades femmes dans votre organisation ou dans votre entreprise.
Vous pourriez écrire des bouquins sur le patriarcat ou être un spécialiste reconnu dans les études de genre.
Si vous agressez et violez des femmes, même une, et même si elle a eu un jour envie de faire l’amour avec vous, vous êtes un agresseur qui profite de sa position sociale pour avoir le beurre (le capital sympathie dans les milieux progressistes) et l’argent du beurre (le droit de considérer les autres comme des objets à votre guise).
Ne violez pas et n’agressez pas.
C’est la base.
Après, on pourra discuter du reste.
Accueillir ses peurs
Dans la lumière tremblante
De ses vérités
Le temps file entre les doigts. L’automne est là. La baisse de luminosité, aussi.
Le temps est précieux. Et volatile.
Depuis la fin du télétravail à 100%, je n’arrive plus à écrire tous les jours. Je pars à 7h30 et je reviens à 18h30 au mieux. 11h de ma vie qui s’effrite en poussière.
J’ai plein d’envies d’articles. Des thèmes qui tournent dans mon crâne et où l’écriture me permettrait de clarifier les idées qui nagent dans le marécage de mon cerveau. J’aimerai écrire les raisonnements, les réponses après-coup, les coups de gueules et les coups de cœur.
Mais je préfère passer le peu de temps que je vole à travailler des textes de fiction.
En voici un.
Il s’agit d’une nouvelle se situant dans un monde dystopique où l’écriture est interdite. Elle parle de deuil et de révolution intérieure qui fait écho à la lutte collective.
C’est ma première nouvelle « finie ». J’espère qu’elle vous plaira, malgré ses défauts.
Mon cœur se fendille
En ne trouvant que ton ombre
Comme écho de vie
Il y a quelques mois (un an en fait…), la sécurité routière avait lancé une campagne d’affichage « Attention à vélo, attention aux vélos ».
A l’époque, les messages véhiculés m’avaient gêné. Je déplorais (et je déplore toujours) l’absence de concret et le renvoi dos-à-dos des cyclistes et des automobilistes, ces dernièr·e·s, rappelons-le, tuant un nombre très élevé de personnes alors que les cyclistes, aucune (ou presque).
Je ne parlerai pas du port du casque, dont l’utilité en ville est discutable (pour les cyclistes adultes). Il y a déjà des études et des retours d’expériences sur cet aspect.
Je voudrais revenir sur un sujet en particulier : doit-on indiquer un changement de trajectoire en tendant le bras ?

L’odeur entêtante
Du thym et de la sarriette
Sur les rochers rouges
Il était une fois des êtres intelligents et puissants.
Je suis fatiguée
De ménager des égos
Surdimensionnés
Dois-je préciser qu’il s’agit d’égos masculins ?
Apprendre à écrire
Le langage de la nuit
Et des louves d’ombre