Tout ce qui suit est tiré de ma toute jeune expérience syndicale (de 1 an et des poussières), que je souhaite quand même partager. Car je pense que c’est important de démythifier les syndicats. Donc, forcément, mes analyses peuvent être limitées et mes points de vue biaisés.
J’ai beaucoup de mal à me concentrer en ce moment.
Ma mémoire fuit avec les mots.
J’ai travaillé sur un univers solar punk, sans arriver à en dégager une histoire. Puis j’ai commencé une nouvelle, mais chaque lettre s’écrit dans la sueur et le sang.
Je ne désespère pas. Même si tout est encore confus, l’écriture trouvera bien son chemin.
Dans mon bilan des lectures 2021, j’ai abordé très rapidement les comics Batman, et leur représentation des femmes. J’aurai aimé ajouter « minorités de genre » mais les personnes LGBTI sont quasiment absentes de l’univers DC (oui, je sais, il y a des personnages LGBTI, sauf que j’en ai pas encore beaucoup croisé, à part Batwoman, Montoya et Constantine).
Pour appuyer mes propos, rien ne vaut un exemple concret : « Batman Silence » de Jeph Loeb et Jim Lee, un comic que j’ai emprunté très récemment.
Trigger warning : les livres dont je vais discuter ici peuvent parler de violences sexuelles et physiques ou psychologiques, ainsi que de suicide. Mieux vaut le savoir avant de continuer.
J’ai déjà raconté à quel point la lecture est une compagne précieuse dans ma vie, qui m’accompagne dans les moments de mélancolie et m’aide à avancer. Les livres me construisent, me bousculent, me bercent.
Le temps est pareil à une brume argentée : insaisissable, il rend les événements ouatés et lointains. On ne voit rien à plus d’un mètre, alors on avance, un pas devant l’autre. Et puis un jour, le voile se lève et on découvre, étonnée, toute la distance parcourue.
Le temps est pareil à une brume argentée : insaisissable, il rend les événements ouatés et lointains. On ne voit rien à plus d’un mètre, alors on avance, un pas devant l’autre. Et puis un jour, le voile se lève et on découvre, étonnée, toute la distance parcourue.
Vous pourriez être un type sympa, qui connaît sur le bout des doigts ses privilèges et les mécanismes de domination.
Vous pourriez être engagé dans une association féministe.
Vous pourriez être un grand défenseur de vos camarades femmes dans votre organisation ou dans votre entreprise.
Vous pourriez écrire des bouquins sur le patriarcat ou être un spécialiste reconnu dans les études de genre.
Si vous agressez et violez des femmes, même une, et même si elle a eu un jour envie de faire l’amour avec vous, vous êtes un agresseur qui profite de sa position sociale pour avoir le beurre (le capital sympathie dans les milieux progressistes) et l’argent du beurre (le droit de considérer les autres comme des objets à votre guise).