Étiquette : prostitution

Confession d’une féministe abolitionniste. Partie 2 : bilan de la loi abolitionniste

Cet article est composé en 3 partie :

  1. Définition du système prostitutionnel, car il est toujours important de définir de quoi on parle
  2. Définition des différents courants juridiques (ce billet)
  3. Loi abolition de 2016 et bilan (ce billet)

Voilà, maintenant que j’ai défini le système prostitutionnel, parlons maintenant des systèmes légaux légiférant la prostitution.

Confession d’une féministe abolitionniste. Partie 1 : premières définitions

Attention, cet article abordera des violences sexistes et sexuelles, dont la prostitution.

Avant propos

Je risque de me fâcher avec des militantes de longue date avec cette article, des personnes que je respecte profondément et avec lesquelles j’ai appris énormément. Mais voilà, plus que tout, je suis contre toute forme de dogme. Le militantisme n’est pas une religion que l’on suivrait de façon crédule.

J’essaie comme je peux de baser mes positions politiques sur une forme de logique. Bien sûr, j’ai un certain nombre de valeurs de base, des axiomes, sur lesquels je vais baser mon raisonnement. Ce raisonnement va m’amener à des choix, des positions ou des suspensions de jugement. Il important pour moi de savoir questionner ces positions, d’écouter les critiques, de faire la part des choses entre celles qui sont valables et celles qui ne le sont pas, et de changer des positions si les faits montrent des incohérences dans mon raisonnement.

C’est dans cet optique que j’écris cet article. Le système prostitutionnel est un sujet complexe et une des thématiques qui divisent les mouvements féministes. Diviser n’est d’ailleurs pas un terme assez fort. Il faudrait peut-être parler d’un grand schisme 😉 Dès mon entrée dans le militantisme féministe, je me suis gardée la possibilité de changer d’avis sur l’abolition de la prostitution, notamment quand nous aurions des retours concrets sur sa mise en place.

Maintenant, je pense que nous y sommes.

Cet article est composé en 3 partie :

  1. Définition du système prostitutionnel, car il est toujours important de définir de quoi on parle (ce billet)
  2. Définition des différents courants juridiques
  3. Loi abolition de 2016 et bilan

Sur le terrorisme patriarcal, partie 1

L’article original étant beaucoup un poil long, je l’ai scindé en deux parties. La deuxième partie sera publié la semaine prochaine.

Les images illustrant cet article sont des pancartes vue lors d’un rassemblement contre les violences sexistes et sexuelles.

Attention : cet article aborde les thématiques de violences sexistes et sexuelles, notamment sur mineur·e·s.

J’en profite pour rappeler trois numéros à connaître absolument, que je peux appeler si je suis en danger ou en risque de l’être, ou si je connais une personne en danger :

  • 3919 : pour trouver écoute et soutien pour toute femme victime de violences
  • 0 800 05 95 95 : pour trouver écoute et soutien dans les démarches suite à un viol ou une tentative de viol
  • 119 : lorsqu’un enfant est en danger ou en risque de l’être

J’avoue avoir eu envie de mettre aux oubliettes cet article. Le glisser dans la corbeille de mon bureau virtuel. La période est assez déprimante pour ne pas vouloir en ajouter, entre le confinement, les attentats, la précarité en embuscade pour beaucoup, l’incompétence crasse de notre gouvernement, les lois autoritaires et la luminosité naturelle qui diminue.

Mais voilà, j’ai une question qui tourne et tourne dans ma tête : pourquoi personne, hors du monde féministe, ne s’indigne contre la terreur imposée aux femmes par la classe des hommes ?

Cette terreur massive qui fait plus d’une centaine de mortes par an et qui marque toutes les femmes dans leur chair.

“Pardon de déranger mais on nous viole”

Question trans : où est le problème ?

Ça faisait longtemps que je souhaitais mettre à plat les questions liées aux femmes trans qui agitent les mouvements féministes. Je publie mes réflexions que j’espère pourront être utiles à d’autres pour comprendre la controverse.

Un premier article pose les définitions, car c’est important de sortir de l’équivoque des mots.

Un deuxième est revenu sur la première tribune et certains de leurs arguments.

Un troisième revient sur les inquiétudes de certaines féministes radicales vis à vis du mouvement queer/trans.

J’aimerai maintenant revenir sur les problèmes que peuvent poser certains militantismes trans/queer dans les milieux féministes. Ces problèmes ne sont en fait pas du tout présenter dans la première tribune… Pour cela, je vais me baser en grande partie sur mon expérience qui est limitée, comme toute expérience, et sur les échanges que j’ai eu avec des amies féministes.

Les points que je vais aborder ici sont les suivants :

  • Invisibilisation des femmes
  • Invisibilisation des lesbiennes
  • Notion d’identité de genre

Question trans : les définitions

Le débat est houleux et l’encre est encore fraîche sur les écrans.

Les femmes trans sont-elles ou non des femmes ?

Vu de loin, le débat semble sortir de nulle part et être à mille lieux des préoccupations actuelles mais il s’agit d’une division qui couve depuis des nombreuses années et qui explose maintenant en France. Une tribune et sa réponse ont mis le feu aux réseaux sociaux.

La première « Trans : suffit-il de s’autoproclamer femme pour pouvoir exiger d’être considéré comme telle ? » a été dé-publiée du Huffington post pour « transphobie » et republié sur Mariane (Marianne, ce grand journal féministe…)

La deuxième « Le débat sur la place des femmes trans n’a pas lieu d’être » a été publiée sur Libération.

Check News résume le débat ici : « Pourquoi le Huffpost a-til dépublié une tribune sur les femmes trans ? ».

Ça faisait longtemps que je souhaitais mettre à plat ces questions qui agitent les mouvements féministes. Je publie mes réflexions que j’espère pourront être utiles à d’autres pour comprendre la controverse.

Un premier article pose les définitions, car c’est important de sortir de l’équivoque des mots.

Un deuxième reviendra sur la première tribune et certains de leurs arguments.

Un troisième reviendra sur les inquiétudes de certaines féministes radicales vis à vis du mouvement queer/trans.

Donc maintenant, un peu de définitions

Mon sexe n’est pas un service

Ce qui suit est un billet d’humeur qui me trottait en tête après l’écoute de l’interview de Virginie Despentes dans le (par ailleurs) très bon podcast « Les couilles sur la table » de Victoire Tuaillon. Il va parler de système prostitutionnel, de viol et de révolution féministe.

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