Accueillir ses peurs
Dans la lumière tremblante
De ses vérités
Le temps file entre les doigts. L’automne est là. La baisse de luminosité, aussi.
Le temps est précieux. Et volatile.
Depuis la fin du télétravail à 100%, je n’arrive plus à écrire tous les jours. Je pars à 7h30 et je reviens à 18h30 au mieux. 11h de ma vie qui s’effrite en poussière.
J’ai plein d’envies d’articles. Des thèmes qui tournent dans mon crâne et où l’écriture me permettrait de clarifier les idées qui nagent dans le marécage de mon cerveau. J’aimerai écrire les raisonnements, les réponses après-coup, les coups de gueules et les coups de cœur.
Mais je préfère passer le peu de temps que je vole à travailler des textes de fiction.
En voici un.
Il s’agit d’une nouvelle se situant dans un monde dystopique où l’écriture est interdite. Elle parle de deuil et de révolution intérieure qui fait écho à la lutte collective.
C’est ma première nouvelle « finie ». J’espère qu’elle vous plaira, malgré ses défauts.
Mon cœur se fendille
En ne trouvant que ton ombre
Comme écho de vie
Il y a quelques mois (un an en fait…), la sécurité routière avait lancé une campagne d’affichage « Attention à vélo, attention aux vélos ».
A l’époque, les messages véhiculés m’avaient gêné. Je déplorais (et je déplore toujours) l’absence de concret et le renvoi dos-à-dos des cyclistes et des automobilistes, ces dernièr·e·s, rappelons-le, tuant un nombre très élevé de personnes alors que les cyclistes, aucune (ou presque).
Je ne parlerai pas du port du casque, dont l’utilité en ville est discutable (pour les cyclistes adultes). Il y a déjà des études et des retours d’expériences sur cet aspect.
Je voudrais revenir sur un sujet en particulier : doit-on indiquer un changement de trajectoire en tendant le bras ?

L’odeur entêtante
Du thym et de la sarriette
Sur les rochers rouges
Il était une fois des êtres intelligents et puissants.
Je suis fatiguée
De ménager des égos
Surdimensionnés
Dois-je préciser qu’il s’agit d’égos masculins ?
Apprendre à écrire
Le langage de la nuit
Et des louves d’ombre
On a vu dans l’article précédent à quoi correspondait le terme « burn-out », et la responsabilité de l’organisation du travail (et donc de l’entreprise pour le travail salarié) dans la venue du burn-out.
Ok, et maintenant, que faire si on est en burn-out ?
C’est étrange comme le temps passe vite. Les collines se couvraient d’or et les feuilles rougeoyantes virevoltaient d’ans l’air, mais, quelques jours après, l’été et son soleil de plomb ses averses s’installent déjà et les bourdons butinent mes pieds de tomates. Oh, les canicules n’ont pas encore recouvert la ville de leur manteau suffocant, mais cela ne devrait plus tardé.
C’était hier. Comme tous les matins, je me suis levée, j’ai pris ma douche, j’ai bu mon thé et j’ai allumé mon PC. Sauf que cette fois-ci, j’ai paramétré une réponse automatique sur ma boite mail professionnelle pour deux semaines, j’ai éteint mon ordinateur, je me suis allongée sur mon canapé – à côté de mon chat – et j’ai pleuré.
Deux semaines, qui sont devenues trois puis cinq.
Burn-out.